Conditions Générales d’Utilisation

Service de signature électronique — CommuSign

DOCUMENT DE TRAVAIL — à faire valider par un conseil juridique avant publication. Les clauses ci‑dessous décrivent le fonctionnement technique réel du service mais ne constituent pas un avis juridique.

1. Objet et acceptation

1.1 Les présentes Conditions Générales d’Utilisation (les « CGU ») régissent l’accès et l’utilisation de CommuSign, le service de signature électronique de la plateforme CommuPass (l’« Éditeur »), permettant de faire signer électroniquement des documents au format PDF.

1.2 L’utilisation du service emporte acceptation pleine et entière des présentes CGU. Le signataire est invité à les lire avant de procéder à la signature ; le fait de saisir le code de vérification puis de confirmer la signature vaut acceptation.

1.3 Vous pouvez contacter notre service client par mail : [email protected].

2. Définitions

Service / CommuSign — Le module de signature électronique de CommuPass, incluant l’invitation, la vérification d’identité, le recueil du consentement, l’apposition de la signature et la constitution du dossier de preuve.

Donneur d’ordre (Émetteur) — L’organisation ou l’utilisateur professionnel qui dépose un document et invite un ou plusieurs signataires.

Signataire — La personne physique invitée à signer le document, identifiée par son numéro de téléphone mobile (et le cas échéant son adresse e‑mail).

Document — Le fichier PDF soumis à signature et, après finalisation, le PDF signé augmenté de sa page de certificat de preuve.

Signature électronique avancée (AES) — Au sens du règlement eIDAS, une signature liée au signataire de manière univoque, permettant de l’identifier, créée à l’aide de données que le signataire peut utiliser sous son contrôle exclusif, et liée au document de telle sorte que toute modification ultérieure soit détectable.

eIDAS — Le règlement (UE) n° 910/2014 du Parlement européen et du Conseil sur l’identification électronique et les services de confiance.

OTP — Code à usage unique (One‑Time Password) à 6 chiffres envoyé par SMS pour vérifier l’identité du signataire.

3. Description du service

3.1 CommuSign permet à un Donneur d’ordre de déposer un PDF, d’y positionner des champs (signature, paraphe, date, mentions, champs à renseigner, tampon…) et de solliciter un ou plusieurs signataires, en mode parallèle (tous sollicités simultanément) ou séquentiel (chacun à son tour). À l’issue du parcours, le service produit un PDF signé accompagné d’une page de certificat de preuve et conserve les éléments de preuve associés.

3.2 CommuSign met en œuvre une signature électronique de niveau avancé (AES). Il ne s’agit pas d’une signature électronique qualifiée (QES) au sens d’eIDAS.

4. Processus de signature

4.1 Invitation

Le signataire reçoit un lien personnel et à usage limité (valable par défaut 72 heures) par SMS et/ou e‑mail.

4.2 Vérification d’identité

Un code OTP à 6 chiffres est envoyé par SMS au numéro du signataire. Le code n’est jamais stocké en clair : seule son empreinte est conservée. Sa validité est limitée dans le temps (10 minutes par défaut) et le nombre de tentatives (3) et de renvois (5) est plafonné.

4.3 Consultation et consentement

Le signataire consulte le document et exprime un consentement explicite (case à cocher) avant toute signature ; ce consentement est horodaté et journalisé.

4.4 Signature

Le signataire appose sa signature (tracé manuscrit numérique ou saisie), le cas échéant son paraphe sur chaque page, son tampon et les champs à renseigner.

4.5 Finalisation

Le service assemble le PDF signé, calcule une empreinte d’intégrité, l’horodate (RFC 3161) et le scelle au moyen d’un cachet serveur cryptographique (PKCS#12), puis ajoute la page de certificat de preuve.

5. Valeur juridique

5.1 Conformément à l’article 25 du règlement eIDAS, une signature électronique ne peut se voir refuser un effet juridique ni la recevabilité comme preuve en justice au seul motif qu’elle se présente sous forme électronique ou qu’elle ne satisfait pas aux exigences de la signature qualifiée. La signature avancée produite par CommuSign est donc recevable comme preuve.

5.2 En revanche, contrairement à la signature électronique qualifiée, l’AES ne bénéficie pas de la présomption légale d’équivalence automatique avec la signature manuscrite. En cas de contestation, l’appréciation de la valeur probante relève du juge, qui s’appuie notamment sur le dossier de preuve constitué par le service (identification, consentement, intégrité, horodatage, journal d’audit). Le Donneur d’ordre demeure responsable de l’adéquation du niveau de signature (AES) à son cas d’usage et au niveau de risque associé.

6. Dossier de preuve

Pour chaque signature, le service constitue et conserve un faisceau d’éléments de preuve :

  • Identification : vérification du numéro de mobile par OTP (empreinte du code, horodatages d’envoi et de vérification).
  • Consentement : enregistrement horodaté de l’acceptation explicite, avec adresse IP et agent utilisateur.
  • Intégrité : empreinte cryptographique SHA‑256 du document, permettant de détecter toute altération ultérieure.
  • Horodatage : jeton d’horodatage conforme à la norme RFC 3161, émis par une autorité d’horodatage, appliqué en production.
  • Scellement : cachet électronique serveur du PDF (signature numérique PKCS#12, certificat Certinomis RGS*), appliqué en production à chaque document finalisé, garantissant l’intégrité et l’origine (CommuPass éditeur) du document.
  • Journal d’audit : suite chronologique et inaltérable des événements (envoi du code, consentement, signature…).
  • Certificat de preuve : page récapitulative annexée au PDF final.

7. Obligations de l’émetteur (Donneur d’ordre)

  • S’assurer qu’il dispose du droit de faire signer le document et de l’exactitude des coordonnées des signataires (numéro de mobile notamment).
  • Informer les signataires de la finalité de la signature et, le cas échéant, recueillir les consentements requis par ailleurs.
  • Vérifier l’adéquation du niveau de signature avancée (AES) à la nature et au risque juridique du document.
  • Ne pas détourner le service à des fins illicites, frauduleuses ou trompeuses.
  • Agir en qualité de responsable de traitement pour les données des signataires qu’il fournit (voir article 9).

8. Obligations du signataire

  • Disposer d’un accès personnel au numéro de mobile recevant le code OTP et ne pas communiquer ce code à un tiers.
  • Prendre connaissance du document avant de consentir et de signer.
  • Signer personnellement : la signature ne doit être réalisée que par la personne effectivement désignée.
  • Signaler sans délai toute utilisation suspecte de son lien ou de son code.

9. Données personnelles (RGPD)

Le traitement des données personnelles est effectué conformément au Règlement (UE) 2016/679 (« RGPD ») et à la loi « Informatique et Libertés ».

9.1 Finalités et base légale

Les données (identité, numéro de mobile, e‑mail, adresse IP, horodatages, empreintes, journal d’audit) sont traitées aux fins de fourniture du service de signature et de constitution de la preuve. La base légale est l’exécution du contrat / mesures précontractuelles entre le Donneur d’ordre et le signataire et, s’agissant de la conservation probatoire, l’intérêt légitime et le respect d’obligations légales.

9.2 Rôles

Le Donneur d’ordre agit en principe comme responsable de traitement des données des signataires qu’il sollicite ; l’Éditeur agit comme sous‑traitant pour l’opération de signature, et comme responsable de traitement pour les besoins propres de sécurité et de preuve.

9.3 Sous‑traitants ultérieurs

L’acheminement des SMS (lien et code OTP) est confié à un prestataire d’envoi de SMS (à ce jour OVH). L’hébergement et, le cas échéant, la distribution de contenus reposent sur des prestataires d’infrastructure de l’Éditeur. Ces prestataires interviennent dans l’Union européenne ou offrent des garanties appropriées.

9.4 Durées de conservation

Le document signé et son dossier de preuve sont conservés pour la durée nécessaire à la valeur probante et, le cas échéant, pour la durée légale applicable au type de document concerné. Le code OTP (sous forme d’empreinte) est éphémère et purgé après usage ou expiration.

9.5 Droits

Les personnes concernées disposent des droits d’accès, de rectification, d’effacement, de limitation et d’opposition, dans les conditions et limites du RGPD, sous réserve des obligations de conservation probatoire. Ces droits s’exercent auprès du Donneur d’ordre et/ou de l’Éditeur.

10. Sécurité

Le service met en œuvre des mesures techniques et organisationnelles destinées à protéger l’intégrité et la confidentialité des documents et des preuves :

  • liens d’invitation personnels, à usage limité et expirant ;
  • vérification d’identité par OTP SMS, code haché, tentatives et renvois plafonnés ;
  • empreinte d’intégrité SHA‑256 du document ;
  • horodatage RFC 3161 par une autorité d’horodatage, appliqué en production ;
  • cachet serveur cryptographique (signature numérique PKCS#12, certificat Certinomis RGS*) appliqué en production à chaque document finalisé, garantissant l’intégrité et l’origine du document. Le certificat RGS* n’est pas un certificat qualifié au sens d’eIDAS : la signature du signataire demeure de niveau avancé (AES), renforcée par ce cachet serveur ;
  • journalisation d’audit des actions sensibles.

11. Disponibilité et limites

Le service est fourni dans le cadre d’une obligation de moyens. L’Éditeur ne garantit pas une disponibilité ininterrompue : des opérations de maintenance ou des incidents peuvent affecter l’accès. La bonne réception des SMS dépend en outre de l’opérateur du signataire et de la couverture réseau, hors du contrôle de l’Éditeur.

12. Responsabilité

L’Éditeur ne saurait être tenu responsable des conséquences d’informations erronées fournies par le Donneur d’ordre (notamment un numéro de mobile inexact), d’un usage non conforme du service, ou de l’inadéquation du niveau de signature retenu au regard du document. Le Donneur d’ordre garantit l’Éditeur contre tout recours de tiers résultant d’un document qu’il a soumis à signature. La responsabilité de l’Éditeur, lorsqu’elle est engagée, est limitée dans les conditions du contrat conclu avec le Donneur d’ordre.

13. Propriété intellectuelle

Le service, ses composants logiciels, son interface et ses marques (dont « CommuSign » et « CommuPass ») demeurent la propriété exclusive de l’Éditeur. Les documents soumis à signature et leur contenu restent la propriété du Donneur d’ordre et/ou de leurs ayants droit ; l’Éditeur n’acquiert sur ceux‑ci aucun droit autre que celui nécessaire à l’exécution du service.

14. Durée, suspension, résiliation

Les présentes CGU s’appliquent pendant toute la durée d’utilisation du service. L’Éditeur peut suspendre l’accès en cas d’usage abusif, frauduleux ou contraire aux présentes CGU. La résiliation n’affecte pas la conservation des documents déjà signés et de leur dossier de preuve, soumis aux durées de conservation applicables.

15. Droit applicable et règlement des litiges

Les présentes CGU sont régies par le droit français. En cas de différend, les parties s’efforcent de rechercher une solution amiable préalable. À défaut, le litige sera porté devant les juridictions françaises compétentes, sous réserve des règles d’ordre public applicables aux consommateurs le cas échéant.